Les médias digitaux sont sous investis en France par les TPE et PME.


La France accuse beaucoup de retard en la matière

En 2015 encore, plus des 70% des investissements des TPE/PME en communication avaient lieux sur des supports « off-line »… alors que dans des pays comme l’Allemagne, l’Angleterre ou les USA les investissements sur les supports « on-line » atteignaient les 50%.

Les PME et le digital : "Je t'aime...moi non plus"

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Les TPE et PME n'ont pas pris la mesure d'internet.

Ce n’est pas une question de moyens, c’est d’abord une question de culture. Si le digital, et plus particulièrement les médias sociaux, sont mal compris et mal utilisés en France, c’est que le management des entreprises, et en particulier des PME, ne s’y investit pas.

Quand il existe, le responsable du digital ou du "social media" est celui qui « fréquente » les réseaux sociaux, le plus souvent un junior. Or ce dont les entreprises ont besoin aujourd'hui, ce sont des seniors et des profils capables de comprendre une marque et de bâtir une stratégie de communication.

Trop d’entreprises abordent le digital sous le prisme de la technologie et de la production (site, application…), et en oublient l'essentiel : le marketing. Mais il est vrai qu'il est difficile de trouver des gens qui ont a la fois l’approche stratégique du marketing et la compréhension du monde digital. Avoir cette maturité là dans le digital est une vraie qualité.

Vous avez dit "stratégie digitale" ?

Si le digital est le nouvel "eldorado des marques", l'enjeu de la communication est ailleurs. Le digital reste et restera pour les entreprises un moyen et non une fin.

Le digital est une notion qui définit la nature des supports utilisés dans le cadre de la communication. Ce terme n'est pas légitime quand il s'agit de parler de stratégie. La «stratégie digitale» n’a de sens que si elle fait partie d’une stratégie globale !

D'ailleurs, les consommateurs ne raisonnent absolument pas comme ça. Lorsque l'on consomme un média, on ne se demande pas si on est "off line" ou "on line", on est simplement à la recherche d'une expérience. La «digitalisation» du monde a fait évoluer la définition même de consommateur qui devient désormais un utilisateur.

Aujourd'hui, le monde est digital et le marketing est interactif, nous n'avons donc plus besoin de dire qu'une stratégie se veut digitale. C'est aussi l'enjeu le plus important actuellement: comment passer de la «grande idée», le message qui vit sur des supports classiques et froids, à »l’idée durable", qui doit être capable de vivre sur des supports interactifs?

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Internet transforme la relation entre les marques et leurs clients

Quand le boucher ou le boulanger d'une petite agglomération ne fait pas des produits de qualité ou propose un service qui laisse à désirer, sa réputation se fait au café du village. Aujourd'hui, la planète est devenue ce petit village. Et toutes les marques ressemblent au boucher ou au boulanger.

La réussite des entreprises passe plus que jamais par la satisfaction client. Un exemple récent : La Redoute a maladroitement laissé passer une photo de son catalogue pour enfant, où un homme nu apparaissait en arrière-plan. Les commentaires avaient fusé sur les réseaux sociaux, défrayant la chronique, avant que le site de vente par correspondance ne s'excuse et exploite même ce raté en organisant un concours de photos. La Redoute a réussi à retourner la situation, et finalement, ça a été positif dans sa relation avec ses clients.

Ce n'est pas le cas pour tout monde ! Une étude récente révèle qu'en France 70 % des questions posées par les "fans" sur une page Facebook ou par les abonnés sur le compte Twitter d'une marque sont laissées sans réponse. Une contre publicité néfaste !

5 facteurs clés d'un début réussi "on line"

1/ Réfléchir : pas plus que dans les médias off-line, l’accumulation de communication sans réflexion et cohérence ne sera efficace. Il est primordial de définir ses besoins et affiner ses attentes.

2/ Le site web (mais pas que) : En 2015 encore près de 25% des TPE/PME déclaraient ne pas en disposer. Le chef d’entreprise doit faire le tri entre pléthore d’offres, du site à faire soi-même en passant par le sur mesure. Dans tous les cas, l’esthétique et l'ergonomie sont importants, mais veillez surtout à ce que ce dernier soit optimisé pour le référencement.

3/ Le référencement : Trop souvent négligé, il est l’un des composants fondamental d’une présence web optimale. Un site introuvable ne sert à rien ! Il faut profiter du net comme d’une zone de chalandise démultipliée.

4/ Des contenus régulièrement mis à jour : Donner de la vie, de l’animation, c’est une façon certaine de dynamiser sa présence et de créer une relation suivie.

5/ Ne pas négliger les réseaux sociaux : Ils sont un excellent moyen de garder contact avec les clients, d’en recueillir le feed-back, d’entretenir une communauté.